Ces choses qu'il me fallait perdre!

Certains matins, j' accompagne ma fille à la garderie. Au retour, j' aime marcher pour rentrer à la maison. Ces 20 minutes du matin viennent à chaque fois satisfaire mon âme. Je médite. En effet, j' aime croire que Dieu marche à mes côtés durant ce temps et je me plaîs à entamer ce dialogue si intime. Ce que j' ai sur le coeur, mes peurs, mes espoirs, mes actions de grâce, tout se défoule dans ma tête.

C' est l' automne dans les prairies canadiennes! Les arbres se couvrent de leurs teintes orangées. Ils perdent leurs feuilles aussi. Soudain, ma réflexion est interrompue par le crépitement des feuilles mortes, tombées au sol. Ces feuilles jaunes, marrons, soulevées par le vent. Et j' aperçois cet arbre presque nu, presque nu d' avoir perdu ces feuilles. Et je pense à ma vie, à toutes ces choses que j' ai dû perdre dans l' espérance d' un printemps meilleur. Cette arbre, ma vie, qui s' est dépouillée, épurée, peu à peu, pour finir à nue. Étrangement, je suis reconnaissante de toutes ces choses qu' il m' à fallu perdre. Comme cette arbre qui doit passer par cette saison d'épuration afin que de nouvelles feuilles repoussent au printemps, nous aussi passons par toutes sortes de saisons pour notre perfectionnement.

Je suis reconnaissante d' avoir dû perdre cette vie en France pour une vie incertaine au Canada. Car de cette incertidute est née l' espérance puis la persévérance. 

Je suis reconnaissante d' avoir perdu le poste alléchant de directrice d' un centre éducatif qui m' avait été offert et qui m'à été arrachée de façon ignoble. Mais sans cela, je n' aurai jamais cherché davantage quelle était ma destiné. 

Sans ces deux grandes pertes dans ma vie  je n' aurai jamais découvert l' infini trésor qu' Il à placé en Moi. 

Merci Seigneur d' être cette sève éternelle qui coule dans nos branches, même lorsque nos arbres semblent endormis par l' automne, ou paralysés par l' hiver. Je me rappelle qu' au temps convenable cette sève rallumera la vie en nous.

Il fait trois degrés dehors. je me suis arrêtée sur un banc pour écrire. Mes mains sont gelées. Alors, je vous laisse là pour aujourd'hui. je reprends ma route en pensant à chacun d' entre vous qui me suivez et pour lesquels je suis reconnaissante.

Quelles choses perdues suscitent votre reconnaissance ? 

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Cynthia Alves.